Quelle efficacité pour la communication en santé publique ?

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- Les meilleurs spécialistes de la communication santé
sont-ils encore les mieux placés pour analyser avec
pertinence nos méthodes d’action ? S’agissant du
diabète et de sa forme courante qu’est l’obésité, notre stratégie n’est pas jugée efficace.

Que ce soit les bandeaux sanitaires au bas des
publicités, les informations nutritionnelles sur les
emballages, l’incitation à l’activité physique, ou les
supports éducatifs destinés aux enfants, l’impact est
faible, voire nul. Les travaux d’Amy Naleid,
neuroscientifique américain, montrent qu’il faut, par
exemple, s’attaquer au lien étroit entre le sucre, les
matières grasses, la répétition de la prise alimentaire et
la satisfaction des consommateurs, particulièrement des
adolescents.

Ubuesque de la situation, certains messages
de prévention sont interprétés à l’inverse de leur
intention ou encouragent l’addiction au sucre. En fait,
les stratégies d’information et de prévention n’influent
que sur des publics déjà acquis ou dont l’environnement
favorise l’acceptation d’un changement de
comportement. Il faut donc une politique globale,
multifactorielle (l’étiologie de l’obésité est complexe)
agissant sur tous les aspects du problème ; les teneurs en
sel, en sucre, en graisses de l’alimentation, les schémas
informationnels (ne faudrait-il pas interdire certaines
publicités télévisuelles ?), l’activité physique, l’hygiène
nutritionnelle, etc. On sait qu’il faut agir tôt et de
manière pérenne, ajuster avec doigté le curseur de la
contrainte et du volontariat. C’est pourquoi on trouve
les seules vraies réussites dans les expérimentations type
Repop, réseaux de prise en charge et de prévention
pédiatrique de l’obésité en PMI et santé scolaire.

À quand une vraie stratégie nationale d’ensemble sur
le diabète ?

- Le rapport de la Chambre régionale des comptes
d’Île-de-France sur les gaspillages de l’AP-HP ne
surprend que ceux qui entretiennent depuis longtemps
une cécité sur ce sujet. L’inventaire des 55 pages fait
mal : congés maladie records, tableaux de services non respectés,
faible utilisation des équipements lourds et
des blocs opératoires, laxisme dans la gestion du temps
médical, redondance d’actes, etc. Quand bien même, la
Cour des comptes exagère parfois, l’essentiel est dit.

L’AP-HP ne peut plus justifier une telle situation.
Ce rapport pourrait aider, finalement, le camp des
réformateurs face aux ultras qui refusent l’adaptation
du plus grand pôle hospitalier d’Europe.

Cet article est repris du site http://www.espace-social.com/spip.p...

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