Réforme OBAMA

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Le Sénat publie un rapport sur la récente réforme du système de santé américain, à partir d’une analyse approfondie menée sur place par la commission des affaires sociales.

Cette réforme, qui heurte les valeurs individualistes profondément ancrées dans la culture politique américaine, a suscité de vives oppositions dans un pays où l’intervention de la puissance publique dans la santé n’a rien d’évident, mais où la volonté de corriger les inégalités a finalement prévalu.

Une délégation de la commission des affaires sociales s’est rendue en Californie, du 10 au 18 septembre 2009, pour y étudier la réforme du système de santé voulue par le président Obama. Ce rapport présente les informations recueillies sur place mais contient aussi des développements consacrés à l’actualité récente : après plus d’un an de travail, la réforme vient en effet d’être adoptée par le Congrès, en mars 2010, puis immédiatement promulguée.

Cette réforme poursuit deux objectifs majeurs : d’une part, garantir que la quasi-totalité des résidents américains soient désormais couverts contre le risque maladie, d’autre part, freiner la progression rapide des dépenses de santé. De tous les pays développés, les Etats-Unis sont en effet celui qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la santé, pour des résultats plutôt décevants du point de vue de la santé publique et de l’espérance de vie.

Cette réforme, qui heurte les valeurs individualistes profondément ancrées dans la culture politique américaine, a suscité de vives oppositions. Aux Etats-Unis, l’idée selon laquelle la santé serait un droit qu’il appartiendrait à la puissance publique de garantir n’a rien d’évident. Toutefois, la volonté de corriger les inégalités dans l’accès à la santé et les dysfonctionnements du marché de l’assurance a finalement prévalu.

Voir en ligne : La réforme Obama : une meilleure couverture du risque maladie pour les Américains

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