L’incompréhensible taxation

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- Taxer à 3,5 % les contrats complémentaires santé
“responsables” comme l’envisage le gouvernement
pour alimenter la reprise des déficits de l’assurance
maladie par la Cades relève du “n’importe quoi”.
Décidément, le gouvernement va à vau-l’eau. Dénoncer
ce projet n’obère pas pour autant les problèmes
objectifs. Pêle-mêle, Rappelons des hausses de tarifs
souvent dénuées de fondement médico-économiques
qui poussent vers une financiarisation de l’activité de
prévoyance sans lien sérieux avec la nature des risques
assurés, des prises en charge de dépassements tarifaires
dépassant l’entendement, des avantages sociaux-fiscaux
inégalitaires, pour n’évoquer que quelques défauts
visibles.

De tout cela, il faut souhaiter un inventaire rigoureux
pour remédier aux dysfonctionnements constatés par
beaucoup. À commencer par les responsables
syndicaux qui, sur ce plan, amorcent une nette
évolution de leur vision. Plus largement, nombre de
questions se posent :quelle doit être la place des Ocam
sur l’échiquier de la santé des Français, dans la prise en
charge des soins, dans leur relation avec l’assurance
maladie, dans leurs pratiques économiques et sociales,
dans les contreparties logiques qu’ils doivent donner à
la collectivité au regard des aides publiques dont ils
bénéficient ? Voilà des années que nous plaidons pour
un Grenelle des complémentaires santé, mais aussi
de la prévoyance. Non pour désigner à la vindicte tel
opérateur ou telle pratique, mais pour sortir par le haut
de ce qui est désormais un désordre intellectuel,
réglementaire et pour finir social. Étonnant qu’au
XXIe siècle, un domaine majeur de la vie économique
et social du pays, pesant près de 60 Mds€ chaque
année (plus de 30 Mds€ pour la seule complémentaire
santé) demeure une nébuleuse alors que 95% de la
population est concerné par l’aspect santé, et pas moins
de 25 millions d’actifs par les problématiques de
prévoyance et d’épargne salariale…

- L’heure d’inscrire dans le marbre la réforme des
retraites est venue. Gageons que nous assisterons dans
les jours à venir à un débat national dont on peut
craindre la déraison… La faute à Nicolas Sarkozy. Le
président de la République est comptable de la
cohésion nationale et sociale. Cela n’empêche
aucunement les réformes vigoureuses, à condition
qu’elles puisent leur fondement dans une véritable
implication de l’opinion et une responsabilisation des
acteurs économiques et sociaux. On ne fait pas d’une
réforme sociale comme celle là, qui touche au plus
profond du contrat avec le pays, un enjeu politicien
droite/gauche. Le choix de la méthode est aussi une
question de fond.

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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