Histoire de longévité

, popularité : 45%

- Après vérification, Roselyne Bachelot arrive en
troisième position dans l’histoire de la longévité
des quelque 80 ministres de la Santé qui se sont
succédé depuis la fin de la première guerre mondiale.
Derrière Raymond Marcellin, eh oui ! qui occupa le
poste dans les années 1958-1962 et derrière Simone
Veil pour la première partie du septennat de Valéry
Giscard d’Estaing. Pas mal. Si notre ministre se voyait
confirmée jusqu’en juillet 2011, elle détiendrait alors
le record d’endurance absolu à ce poste très exposé.

Ce qui plaît chez Roselyne Bachelot, c’est son
tempérament, celui d’une vraie femme politique non
conformiste, solide et particulièrement conviviale.

Avec des convictions sociales ou sociétales chevillées
au corps qui ne sont pas toujours celles de son camp
politique. Pour autant sa gestion des enjeux peut-être
discutée. On peut lui imputer aussi des erreurs, des
reculs. Mais connaisseurs de la chose publique et de
l’extrême difficulté à faire face aux multiples défis de la
santé, nous savons que ce poste ministériel est un des
plus difficiles qui soit. Passionnant et éprouvant à la
fois… Et puis disons le tout net : au regard de l’histoire
des faits, il y a davantage de continuités réformatrices
au ministère de la Santé, quelles que soient les
majorités politiques en place, que de ruptures
politiques et idéologiques.

- Si Barack Obama était en France, sa cote de
popularité exploserait ! Mais, hélas pour le président
des États-Unis, l’électorat d’Outre-Atlantique semble
fait d’un bois différent du nôtre. Dans quelques jours,
ce seront les élections du mid-term. Et si l’on en croit
les sondages, l’affaire se présente plutôt mal pour le
jeune président qui pourrait perdre sa majorité
démocrate au Congrès.

En cause de cet échec possible,
le méli-mélo autour de sa réforme de santé. Voilà une
réforme qui donnerait pourtant lieu à une “standing
ovation” à Paris alors qu’au mieux, elle reste une
énigme pour beaucoup de gens là-bas. Le texte (2 700
pages !) est peu compréhensible et compliqué à
appliquer. De plus l’inquiétude des gens croît en ces
temps de chômage parce que les assureurs privés,
craignant pour leur liberté tarifaire en 2013,
augmentent massivement le montant des primes,
parfois de 27% voire plus ! Ajoutons à cela que la
plupart des mesures populaires ne se concrétiseront
qu’après le premier mandat de Barack Obama. Faute
de moyens budgétaires…

Le pire serait qu’un chiffre
sur la montée du nombre d’exclus de la couverture
médicale paraisse pendant la campagne et rende alors
les choses plus insupportables. Histoire de tuer une
réforme qui a besoin d’être concrétisée, urgemment.

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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