La claque

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- Après la “claque” reçue par Barack Obama, on
se demande ce qu’il adviendra de sa réforme
de santé. Le président américain, pas si adroit
que cela finalement et, paraît-il, très “autocentré” dans
son mode de gouvernement, va devoir surmonter les
blocages découlant de la règle de “reconciliation”.

Celle-ci contraint le président des États-Unis, à garantir
chaque année par un vote les dépenses fédérales
provoquées par cette réforme, faute d’avoir obtenu
les 60 voix fatidiques de majorité qualifiée au Sénat en
mars dernier. Faute de ces crédits, la loi Obama sur
la santé n’a plus beaucoup de sens, d’autant que les
opposants à la réforme se sont fait élire en promettant
de l’abroger… mais pour ce faire, il faudrait qu’ils
regroupent les deux tiers du congrès. Impossible.

Ils peuvent toutefois déjà la “pourrir”, la ralentir, la
pervertir. D’ailleurs, depuis quelques semaines, les
assureurs privés augmentent massivement leurs primes
pour gonfler leurs profits avant d’être tenus à un
minimum de discipline tarifaire.

Voilà un président qui veut rendre la vie plus facile
à des dizaines de millions de gens et pour toute
récompense, on élit les plus réactionnaires, ceux qui
ont placé le pays dans la faillite. Car les États-Unis
« se délabrent » pour reprendre les déclarations d’Arianna
Huffington dans son ouvrage Third World America,
(l’Amérique du tiers-monde).

Avec des chiffres stupéfiants : 20% de chômage et
de sous-emploi, du jamais vu depuis la fin de la guerre
(le chômage devient-il structurel ?). 45 États sur
les 50 de l’Union procèdent à d’importantes coupes
budgétaires dans le domaine social aux dépens des
personnes âgées, handicapées, de la petite enfance,
de l’insertion des populations précaires et immigrées.
Les écoles et les infrastructures sont délabrées.

Chaque mois, 120000 familles se déclarent en faillite ;
12% des Américains recourent aux bons alimentaires !
Près de 20% des retraités travaillent encore ou ont dû
reprendre une activité… Comment peut-on être pauvre
et voter pour ceux qui vous confinent dans cette
situation ? Idéologie, bêtise, inculture, peur des autres
et du déclin, colère ? Barack Obama a évidemment des
responsabilités dans ce désastre. Mais comment ne pas
s’interroger sur cette société américaine que nous
voyons trop par le prisme déformant des médias,
de la TV ou des séjours de “bien pensants” sur la côte
Est (New York et Washington) ou la côte Ouest (la
Californie et sa richesse étalée).

Tout cela est un choc. À méditer. Y compris en France.

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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