Rabibochage électoral

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- Après la proposition de loi Fourcade supprimant
l’obligation de déclaration d’absence des
médecins libéraux et les contrats santé-solidarité
destinés à pallier la pénurie médicale, vient le tour des
annonces présidentielles sur de possibles nouvelles
règles de rémunération des généralistes.

On l’aura compris : priorité est donnée par le
gouvernement et le président de la République au
rabibochage électoral avec les médecins libéraux. La
majorité défait la loi HPST qu’elle a voulue et portée
par ses votes. On diligente des expertises proches des
syndicats professionnels pour justifier un
“rétropédalage” politique sur la rénovation du système.

Contre les évidences. Qui se souvient des phrases du
chef de l’État à Bletterans dans le Jura faisant des
maisons de santé l’alpha et l’oméga de la future
organisation des soins de ville… On change le ministre
de la Santé pour reprendre celui qui n’entrevoit la
solution qu’au travers des liens avec les corporatismes.

Sans compter l’aspect financier de l’éclatement en trois
tarifs de la consultation du médecin généraliste qui
débouchera forcément sur un surcoût pour l’assurance
maladie. Cette dernière devra entrer au forceps ce
surcoût dans l’enveloppe de l’Ondam, mais comment ?

Sans compter que l’on voit mal les spécialistes ne pas
réclamer et obtenir à leur tour une part de la
générosité présidentielle. Après tout, ils votent aussi…
Bref, la volonté réformatrice d’un quinquennat bien
parti s’épuise dans une course aux honoraires et la
cohérence globale s’effondre. Dommage. Politiques et
santé font décidément mauvais ménage en France.
- L’information et le chiffre qui pourraient annihiler
bien des ambitions et des prodigalités de la future
campagne présidentielle : la France sera l’année
prochaine le premier État de l’UE pour le niveau de
remboursement de sa dette générale, qui se calcule en
centaines de milliards d’euros. Et si le taux moyen des
intérêts de la dette assumés par les contribuables
français montait pour atteindre celui de l’Irlande au
début de novembre dernier, la France devrait supporter
quelque 25 à 30 Mds€ de coût supplémentaire chaque
année. Soit près de 75 à 80 Mds€ par an. Pour
information, le second poste budgétaire est celui de
l’Éducation avec 46 Mds€… Une perspective irréaliste
dit-on fermement au gouvernement. En est-on si sûr ?
- Confirmation de nos récentes interrogations ;
Roselyne Bachelot recevra certes tout le gratin français
politique et social pour une grande concertation sur la
dépendance avant Noël… Avant l’heure des groupes
de travail et celle enfin… du projet de loi, mais là on
ne sait plus !

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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