Réussir économiquement et entreprendre autrement

, popularité : 35%

Pouvez-vous nous présenter un peu le groupe Chèque déjeuner ?

La holding de tête est une société coopérative (Scop),
c’est-à-dire que les actionnaires sont les salariés de l’entreprise.
(400 personnes qui se retrouvent aujourd’hui à
la tête d’un groupe de 2 300, qui pèse pas loin d’1Md€). Et
chacun contribue au capital par sa participation à l’entreprise.

Les gens ont une motivation un peu différente dans la mesure
où si les résultats sont bons nous en partageons 45% aux
salariés et 45% en provision pour investissement ou réserve à
condition qu’on les réinvestisse dans les 5 ans. Les salariés ont
certainement la plus grosse participation en France.

Nous avons un pôle international, un pôle titres France et un
pôle services. Dans les pôles services et international
tout n’est pas sous statut coopératif, mais
on essaie d’appliquer le même type de règles.

On met toujours en place une participation égalitaire.
Dans notre entreprise c’est plutôt le statut
employé qui est 30% au-dessus du marché et
cadre 30 % au-dessous du marché. On a un
écart de 1 à 7 entre le plus bas salaire et moi. On
essaie de mettre en oeuvre une culture groupe,
s’il y a des résultats, il y en a une partie qui va au
personnel et on a réussi à garantir nos valeurs
malgré une expansion assez forte.

Quelle est la pertinence de ce modèle aujourd’hui ?

Cela a tout son intérêt aujourd’hui. Dans la crise que l’on
connaît, une société comme la nôtre a beaucoup de pertinence
parce qu’on fait vraiment participer l’ensemble des salariés au
développement de la coopérative. On embauche des jeunes
avec des diplômes. Ils savent qu’ils vont gagner moins, mais ils
donnent un sens et on leur donne une très grande autonomie
en général.

Où en êtes-vous de votre développement, notamment à l’international ?

On est numéro 1 en France du chèque cadeau avec Cadhoc.
On propose du chèque Domicile Cesu, des chèques de services
dans les mairies, les chèques Lire, Disque, Culture. On a la
carte Scènes & Sorties pour les loisirs culturels. On a dernièrement
sorti le chèque Terra Bien-être (pour du bien-être style
ostéopathie, réflexologie, relaxation) et le chèque Volontaire
pour le service civique.

On a aussi fait un partenariat avec
l’ANCV pour vendre du chèque Vacances au PME de moins
de cinquante salariés. On continue notre développement à
l’international. On est présents dans 13 pays. Principalement
Europe du sud et de l’Est et on vient d’acquérir en Turquie
une entreprise qui fait 30% du marché turc (272 salariés,
250Ms€de CA). Elle ne travaille qu’en carte, avec un volume
d’émission d’à peu près 250000 utilisateurs. En Roumanie, on
a également racheté trois émetteurs.

Que proposez-vous aux collectivités avec le pôle services ?

On a créé le pôle services parce qu’on diversifie ainsi nos activités,
en dehors du titre, dans les collectivités. On a des sociétés
comme Apologic qui fait de l’informatisation
pour les associations d’aide à domicile et, à travers
Apologic, une société qui s’appelle Domatel
qui fait de la gestion pour les conseils généraux.
Et puis, Info.DB qui fait de l’informatisation de
l’action sociale dans les conseils généraux (87
conseils généraux clients). Dernièrement on a racheté
Implicite qui est un des leaders dans l’informatisation
de l’action sociale des mairies.
Et CEV qui fait toute la dématérialisation et les
cartes de fidélité et va nous aider à faire progresser
notre recherche et innovation. On a racheté
les leaders. On a aussi Domicours du soutien
scolaire pour lequel nous sommes partenaires avec la Macif, la
Matmut et la FNMF.

On veut doubler nos résultats d’ici 2014. On sera dans
les 2500, 3000 personnes. On espère faire dans les 80 Ms€de
résultats. Beaucoup à l’étranger et sur certains domaines
en France.

Comment pensez-vous que les acteurs de l’économie sociale peuvent dynamiser leurs initiatives ?

Si déjà on pouvait travailler ensemble. C’est important que
des boîtes de l’économie sociale qui sont quand même à la
pointe, essaient de trouver des terrains communs pour montrer
que l’économie sociale est puissante et qu’elle peut réussir.

C’est important qu’on travaille ensemble et qu’on travaille sur
du concret. Qu’on se demande quels projets on peut mettre en
place ensemble ? Moi je pense qu’il faudrait un label économie
sociale.

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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