Le RSI doit travailler son offre de services

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Où en êtes-vous aujourd’hui des problèmes informatiques rencontrés avec l’Isu ?

Un important travail a été fait, en 2010, avec l’Acoss
pour résoudre les anomalies techniques qui rendaient
encore incompatibles nos systèmes d’information et
généraient des erreurs dans certains dossiers d’assurés.

Aujourd’hui, pour la majorité des cotisants, les erreurs dans
les calculs ou dans les montants qu’on a pu connaître au début
du dispositif de l’Isu, sont derrière nous. Il reste cependant à
faire beaucoup de pédagogie auprès des indépendants qui sont
souvent surpris par le montant des cotisations au moment des
opérations de régularisation en fin d’année.

Nous améliorerons encore le dispositif informatique
existant, mais ce qui nous occupera dans les
mois à venir, c’est de construire un nouveau
dispositif (Isu 2), opérationnel en 2014, qui sera
totalement dédié aux travailleurs indépendants et
accessible aussi bien aux agents du RSI qu’à ceux
des Urssaf.

Pour les gens qui ont subi des procédures pénalisantes dues à des erreurs, où en êtes-vous ?

Nous avons maintenant un gros travail à faire en matière de
contact et d’explications relatives aux situations rencontrées.

Un des points faibles de l’Isu était que les assurés n’arrivaient
pas à joindre les services. Nous avons sensiblement amélioré
notre accueil téléphonique, afin que les personnes qui rencontrent
des difficultés puissent rapidement trouver une solution
en concertation avec nous. Nous continuerons cette amélioration
du contact téléphonique en 2011. Outre l’accueil téléphonique
assuré par les caisses régionales du RSI, avec le soutien
des caisses Urssaf, nous continuerons à faire appel à des plateformes
extérieures privées.

Avez-vous parachevé la nouvelle organisation du Régime ?

Oui, la réorganisation est terminée. Avec la création du RSI,
on a fondu deux régimes de retraite et un régime maladie. On
est passé de 90 caisses régionales à 30. En 2006, cette fusion a
entraîné le départ de nombreux cadres dirigeants. Aujourd’hui
les effectifs sont stabilisés et aucun plan social n’est à l’ordre
du jour. Les anciens sièges sociaux ont été vendus, et les équipes
sont installées dans de nouvelles localisations.

Quels sont vos autres chantiers ?

Notre priorité est de développer une offre globale pour les
travailleurs indépendants.

La valeur ajoutée du RSI est de prendre en compte le fait
que nos assurés ont des spécificités professionnelles différentes
de celles des salariés. Ils payent des cotisations sociales calculées
selon leurs revenus, qui évoluent en fonction de leur activité.
Tomber malade peut mettre en danger l’entreprise.

D’où
notre action en matière de prévention santé et notre réflexion
actuelle sur les risques professionnels propres à ces populations.
Mais aussi notre proposition d’une offre adaptée et réactive
en matière d’action sociale. Ces points justifient
l’existence d’un régime de protection sociale
particulier pour les indépendants.

Que peut-on attendre de la négociation à venir avec les syndicats de médecins libéraux ?

Je vois deux choses : la poursuite du développement
des Capi, qui ont eu un vrai succès l’année
dernière et que l’Uncam, dont est membre le
RSI, souhaite étendre. Mais également un travail
de reconquête des médecins généralistes, qui
conduit à négocier un certain nombre d’aménagements pour
faciliter leur formation, leur installation, le regroupement dans
des maisons de santé, leur installation sur le territoire. La
situation actuelle est plutôt propice à la négociation.

Quelles suites ont été données au Livre blanc du RSI ?

Le Livre blanc comportait deux grands sujets. Améliorer les
relations entre les assurances maladie complémentaire et obligatoire,
et élargir l’assiette des cotisations sociales des indépendants.
Sur le deuxième point les choses avancent de façon pragmatique.

Il existe déjà une disposition législative qui permet
pour certaines professions libérales d’asseoir les cotisations
sociales sur leur dividende. Le texte se met en place cette année.

Sur la partie relation avec les complémentaires santé, beaucoup
de choses sont à initier. Pour le moment l’enjeu est surtout
d’ordre économique. À chaque fois que l’assurance maladie
obligatoire se désengage, les complémentaires reprennent une
part des remboursements et sont obligées d’augmenter leurs
cotisations. Sur les petits risques notamment, on doit s’interroger
sur ce qu’on les laisse prendre en charge.

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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