C’est parti sur la dépendance

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- Nicolas Sarkozy a enfin précisé sa vision de la
réforme de la dépendance. Pas sûr qu’on y voit
forcément plus clair. Le président aime brouiller
parfois les logiques, tantôt à droite tantôt à gauche.

Sur les grands principes, le consensus est cependant là.
D’ailleurs Roselyne Bachelot l’avait constaté tout au
long de ses discussions préalables avec les partenaires
sociaux et les acteurs de la vie politique. À quelques
nuances près.

Les propos du président de la République semblent
cependant paradoxaux dans la double affirmation d’un
cinquième risque à vocation universelle, mais sans
moyens supplémentaires. Quitte à indiquer dans le
même discours que des carences d’aides existent et qu’il
faudra bien les solutionner. À moins de transformer
l’assurance complémentaire en assurance obligatoire et
donc universelle… Un concept nouveau à tout le
moins. Pourquoi pas ? Il faudrait alors que le
gouvernement change clairement son fusil d’épaule sur
son appréhension du rôle des complémentaires santé et
de prévoyance. On ne peut pas à la fois les « taper » par
une avalanche de taxes et, pour d’autres causes, leur
faire les yeux doux… Ce débat de fond est désormais
incontournable. Le plus tôt serait le mieux.

- Les chiffres du Medef sur la perte de compétitivité
de l’économie française sont-ils faux ? Évidemment,
comme beaucoup de chiffres sensibles, ils ont été pesés
pour paraître percutants. Ainsi la part des salaires dans
la valeur ajoutée de l’économie, 67,7% en 2009, le plus
haut niveau depuis 15 ans. A contrario, le taux de marge
des entreprises, 29,8%, le taux le plus bas depuis 1985.

Plus incontestable est le chiffre du volume d’heures
travaillées en France et ailleurs, rapporté au nombre
d’habitants. 622 heures en France, contre 701 en
Allemagne, voire 721 heures en zone euro. La question
n’est pas d’augmenter le temps de travail de ceux qui
en ont, mais d’augmenter le nombre de personnes au
travail. La crise a fait perdre 84 Mds€ à l’économie
depuis 2008. Il faudra attendre 2017 pour compenser
cette perte, sans parler des reculs de l’industrie et des
pertes de marchés à l’export.

Tout cela pèse évidemment sur les marges de
financement de la sécurité sociale qui ne se trouveront
pas dans un énième charcutage des règles actuelles,
complexes au point que personne ne s’y retrouve, ou
dans l’idée d’une assiette miracle. Cette recette prendra
sa source dans le redressement pérenne de l’économie.

Bonne chance à l’élu de mai 2012…

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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