Le crash de la pharmacie

vendredi 25 février 2011
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- Les difficultés financières dans lesquelles sont
plongées un nombre croissant d’officines
pharmaceutiques sont une illustration
supplémentaire des bouleversements en cours dans le
monde de la santé, et du médicament en particulier.
200 faillites en 2010, contre 26 l’année précédente.

L’explication de ce crash économique était prévisible :
moins de boîtes de médicaments vendues, davantage de
génériques, pression sur les prix et coûts sociaux, effets
franchises, concurrence accrue sur la parapharmacie,
course échevelée et irréfléchie de certaines officines à la
taille et à la diversification, pour ne citer que quelques
facteurs.

L’Igas est chargée par Xavier Bertrand de
proposer des solutions de rénovation du mode de
rémunération selon une logique forfaitaire et par le
paiement de missions de service public. N’ayant pas la
mémoire trop courte, on rappellera qu’en 1970 déjà, le
sénateur socialiste Franck Sérusclat prédisait ces
mutations et prônait une rémunération au forfait.
À l’époque, ces propos faisaient sourire…

- Deux volets du récent rapport public de la Cour des
comptes appellent une réaction. D’abord la situation du
Fonds de réserve des retraites, sévèrement analysée par
les magistrats, qui confirment ce que nous disions l’an
passé et qui nous valut quelques remarques critiques
de la part de membres de conseils de surveillance…
Merci la Cour.

Ensuite, il s’agit du recours, peu fréquent en France,
à l’indemnisation du chômage partiel comme mode de
gestion des tensions économiques et sociales dans les
entreprises. 275 000 salariés français, au plus fort de la
crise en 2009, ont bénéficié de ce dispositif. Contre
1,53 million de salariés allemands pour la même
période.

A contrario, toutes proportions gardées, les
entreprises françaises ont à la fois davantage licencié
et moins recruté que leurs homologues d’outre-Rhin,
profitant de la crise pour resserrer davantage leur outil
de production.

On explique que nos partenaires vont
mieux parce que les salaires allemands ont quasi stagné
pendant 10 ans et que l’on trouve désormais des milliers
de travailleurs « workfare ». Cela est vrai. Mais nous
constatons chez notre partenaire que le chômage baisse
(7 % de la population active), que les salaires
augmentent, que les déficits publics et sociaux se
résorbent plus vite que les nôtres, que la confiance
revient, sans parler des exportations, formidable moteur
pour l’activité… 251 000 emplois sauvés en 2009 en
Allemagne grâce au chômage partiel – plus adapté, il est
vrai, à l’industrie – 18 000 seulement en France…


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