Comment lire le dossier des retraites complémentaires

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- Solvabilité 2, les résultats de la 5e version du
questionnaire européen dit QIS5 dédramatisent
la situation pour les opérateurs de prévoyance
complémentaire et de santé.

Comme quoi les assureurs
santé n’ont pas besoin de Solvabilité 2 pour faire
correctement leur métier. Pour preuve, on attend
toujours la faillite de l’un d’entre eux. “Solvabilité 1
suffit”, déclarait, il y a encore deux ans, le patron de
la Commission de contrôle des assurances et des
mutuelles.

À quoi rime alors ce débat acharné sur des
normes, au risque de transformer les opérateurs en
pompe à fric auprès des adhérents et en croquemitaine
d’une politique rénovée du lien social. On nage en
plein délire européen et anglo-saxon. Une fois de plus !

- Quels syndicats signeront le protocole d’accord
réformant les retraites complémentaires Arrco-Agirc ?

Nous évoquons le détail du projet et les positions des
parties en page intérieure. Demeure une dimension
éminemment politique, ou symbolique selon les points
de vue. Le texte final, quelles que soient ses nuances,
alignera les règles des régimes complémentaires sur les
termes de la réforme de novembre 2010, dite réforme
“Woerth”. Il ne saurait en être autrement.

D’ailleurs
comment l’Arrco et l’Agirc pourraient-ils agir en
contradiction avec la Cnav et les autres régimes de
base ? La surprise viendra de l’évidente contradiction
entre les signatures syndicales de mars ou avril 2011 et
le mouvement national de contestation de l’automne
2010. Et nous mettons de côté la récente motion du
congrès FO prônant le retour aux 37,5 ans !

Un énorme écart, qui pourrait poser problème pour la
future présidence de l’Arrco…

- À défaut de convaincre sur sa politique économique
et sociale, Nicolas Sarkozy peut gêner la gauche en
2012 s’il parvient à faire adopter au Parlement le projet
de réforme de la Constitution instaurant la règle de
l’équilibre à terme des comptes publics, État et Sécurité
sociale. Disons-le tout net, l’interdiction à moyen terme
de déficit courant pour la sécurité sociale n’est pas
choquante en soi. Ce qui l’est, c’est l’actuelle situation
où, depuis 1986 ou presque, le régime général est
plongé dans des abîmes financiers. Peu sûr toutefois
que la manoeuvre élyséenne réussisse.

Car il faudra
bien des voix de gauche au Congrès de Versailles et les
élections sénatoriales de septembre pourraient voir la
gauche triompher au Palais du Luxembourg. Restera
alors l’aspect politique ou moral de la loi votée à la
majorité simple. Gageons que ce sujet ne laisse pas
indifférent l’actuel locataire du FMI à Washington…

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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