Dépendance, la convergence ?

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- Dépendance, une sorte de convergence plus ou
moins explicite des solutions possibles s’esquisse
avec l’idée de consolider les aides existantes, voire
en les améliorant

Le projet d’avis du Cese demandé
par François Fillon en est une expression parfaite.

Comme d’habitude, cette question donne souvent lieu à
un affrontement idéologique “à la française” entre les
tenants du tout, ou presque tout, solidarité nationale et
les tenants de l’assurance, de l’épargne, voire du recours
sur succession. Il n’est pas facile de tenir un propos
équilibré tant les passions se raniment vite sur un tel
sujet. Rares sont les familles où ces situations ne sont
pas vécues avec souffrance et parfois épuisement des
proches, les véritables acteurs de la prise en charge.

Dès lors la modération ne pèse jamais bien lourd face
à l’angoisse sincèrement exprimée par les familles.
Pourtant, à lire et analyser les données des documents
présentés dans les groupes de travail issus de la
concertation nationale animée par Roselyne Bachelot
et Marie-Anne Montchamp (mais combien lisent ces
documents en ligne sur le site ministériel ?), la réalité
des défis est plus complexe qu’il n’y paraît.

L’essentiel des problèmes n’est pas le reste à charge
(Rac) pour les soins délivrés aux personnes âgées
dépendantes, à peine 5 % de la dépense médicale totale.
Il n’est pas vraiment non plus, sauf à la marge, sur le
RAC des aides à la dépendance, 24 % d’un coût total
encore supportable pour la grande majorité des
bénéficiaires. Le vrai défi est le coût de l’hébergement
en établissement. Là les sommes dues deviennent
parfois astronomiques et le taux de socialisation de ces
coûts en établissement ne dépasse pas en moyenne
les 15 à 20 %.

Que faire alors ? Éviter d’abord la confusion des
enjeux. Prendre en compte, par exemple, que le concept
de dépendance n’est pas reconnu par la grande majorité
des États de l’UE ? En clair qu’une approche
pragmatique et non fondamentaliste de cette question
doit prévaloir. Il ne faut pas rejeter par principe l’apport
des acteurs économiques et sociaux de la société civile,
car le tout état ou le tout privé sont dépourvus de bon
sens. Mais en France, s’agissant du social, y a-t-il place
pour une démarche raisonnable ?

- Il faut lire les propos d’Élisabeth Hubert, présidente
de la Fnehad (hospitalisation à domicile) ancienne
ministre, dans le Quotidien du Médecin, sur la
négociation de la convention médicale. Un réquisitoire !
Auquel il n’est pas besoin de rajouter ou retrancher un
mot, tant nous en partageons le point de vue.

Voir en ligne : http://www.espace-social.com/spip.p...

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