Comment produire une bonne note de synthèse ?

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Gérer son temps :
 

Ne pas se laisser piéger par la lecture du dossier

Équilibrer le temps nécessaire à chaque étape
  • Les différentes étapes vues précédemment ont leur raison d’être dans la production d’une bonne note de synthèse. Un temps minimum pour chacune d’entre elles est donc nécessaire.
  • Cela veut donc dire qu’au regard d’une organisation optimale du temps, le temps marginal supplémentaire consacré à une étape sera pris au détriment d’une autre étape. Il convient alors d’apprécier si la valeur ajoutée obtenue est significative. Dans le cas contraire, un strict respect du temps affecté à chaque étape sera recherché.
La répartition indicative du temps
  • Examen du dossier : découverte du sujet, 5 minutes ; prise de note des résumés et des titres, 30 minutes ; analyse du dossier, 1 heure 15 minutes
  • Construction du plan : synthèse des idées, 45 minutes ; formulation des titres, 45 minutes
  • Rédaction : introduction, 20 minutes ; corps de la note, 1 heure 10 minutes ; relecture, 10 minutes.




Un conseil : se laisser du temps pour construire un plan

La construction du plan est parfois négligée
  • Certains candidats, obnubilés par le dossier et la nécessité de rendre un devoir rédigé, font de la construction du plan une variable d’ajustement. Ceci est assurément une erreur. La construction du plan concentrera toute la valeur ajoutée de l’analyse et de la synthèse. Penser que l’écriture au fil de la plume à partir de quelques notes prises sera suffisante risque d’occasionner des déconvenues. Il sera difficile de construire ainsi un devoir structuré et le risque est grand de mal positionner les éléments clé du dossier.
  • Si une étape devait servir de variable d’ajustement, ce serait plutôt l’étape de la lecture, l’étape de la rédaction étant difficile à comprimer pour permettre une écriture satisfaisante sur un volume donné (de l’ordre de 15 minutes par page).
L’intérêt d’un plan structuré pour la rédaction
  • Le moment de la rédaction ne peut être celui de la réflexion. Il risque en effet d’y avoir des ratures, des regrets sur le choix de l’organisation des idées. De plus, la perspective de la fin de l’épreuve génère une tension supplémentaire inappropriée pour trouver les bonnes expressions.
  • Plus le plan sera précis, plus il sera facile de rédiger. Les idées au niveau des titres sont déjà écrites, les contenu des sous-parties est identifié par des paragraphes avec les références des documents, il « suffit » donc de se concentrer sur le style des phrases, les questions de fond ayant été traitées.
  •  
Construire un plan structuré et signifiant :

Un plan structuré se développe au niveau des paragraphes

Les avantages d’une structuration à trois niveaux
  • Premier avantage : le devoir est solide sur le fond. Lorsqu’ un maximum d’information a été traité et répartit sur des idées cohérentes entre elles, la force de l’argumentation est amplifiée.
  • Deuxième avantage : la rédaction est nettement facilitée car le candidat sait précisément ce qu’il veut dire. Il s’agit alors le plus souvent de simplement développer une idée en deux phrases.
L’identification des titres peut se limiter à deux niveaux
  • La structuration du plan en trois niveaux, au brouillon, n’induit pas automatiquement une présentation sur la copie des trois niveaux (1, 11, 111). Cela dépend de l’habitude de chacun. Une limite doit être prise en compte : il ne faut pas que la note se transforme en plan détaillé. La note est d’abord un travail de rédaction.
  • Cela étant, si l’écueil précédent est évité, une structuration développée peut conduire à un travail charpenté apprécié pour la rigueur de sa construction.




L�expression des titres est fondamentale

Les titres sont le résumé pertinent du dossier
  • Le correcteur de la note doit pouvoir comprendre l’essentiel du dossier à la seule lecture des titres. Les titres jouent donc un rôle essentiel dans la notation de la copie, d’autant plus qu’ils sont souvent la première impression du correcteur.
  • Les six titres principaux (deux parties, quatre sous-parties) doivent être travaillés et retravaillés. Il ne faut pas hésiter à consacrer cinq minutes à la formulation de chacun des titres.
La cohérence des titres renforce l’argumentation
  • Les titres doivent refléter exactement le contenu ensuite développé. Ceci est vrai aussi bien pour les parties que pour les sous-parties. L’intérêt d’avoir identifier des paragraphes se vérifie alors : la sous-partie qui regroupe deux ou trois paragraphes se doit être la synthèse des paragraphes. Cette action permet au demeurant, par construction, d’assurer la cohérence entre le titre de la sous-partie et le contenu de la sous-partie. Le raisonnement est similaire au niveau des parties.
  • Ainsi, chaque élément étant cohérent avec le niveau supérieur- partie pour la sous-partie, sujet pour la partie- et le niveau inférieur –sous-partie pour la partie, paragraphes pour la sous-partie- la cohérence globale est assurée et l’argumentation apparaît puissante.
Le choix des qualificatifs est souvent essentiel
  • Les titres doivent refléter exactement la pensée du candidat, et naturellement le contenu du dossier. Une sous-partie intitulée « la jurisprudence » ne serait naturellement pas satisfaisante. La question est de savoir ce qu’a apporté la jurisprudence sur la problématique du dossier, si elle a connu des évolutions, et dans quels sens. Un conseil : il faut se méfier du mot évolution qui pris en tant que tel ne donne pas une information immédiate.
  • Une difficulté dans la formulation des titres sera d’éviter le systèmes des « poupées russes » entre les titres des paragraphes, des sous-parties et des parties. Les parties ne peuvent être simplement une compilation des titres précédents.


 

Rédiger correctement

A tout le moins une copie propre et correcte

La présentation n’est pas une donnée à négliger. Outre le fait qu’elle est parfois explicitement un élément de notation de la copie, une mauvaise présentation, des ratures, peu d’aération…donnent immédiatement au correcteur l’image d’un candidat brouillon, ce qui n’est jamais une bonne chose, surtout pour cette épreuve.
Une copie correcte présente une calligraphie lisible. Au-delà du respect pour le correcteur, il ne serait pas équitable de demander un temps de correction plus important à une copie « mal écrite ».

Le plus : une copie agréable à lire

Le respect de l’ensemble des considérations précédentes doit permettre au candidat d’obtenir une note satisfaisante à l’épreuve. La recherche d’une note induit des qualités supplémentaires. Certaines auront trait à la clairvoyance manifeste du propos ou à une rigueur extrême dans la démonstration. Le correcteur voudra saluer une copie différente, pleine d’intelligence, par une note élevée. La qualité du style est également le moyen de gagner les deux ou trois points qui sortent la copie de la moyenne.
L’intérêt de respecter ces conseils est de permettre d’avoir une note satisfaisante à cette épreuve. C’est un atout important car les épreuves de contrôle de connaissances présentent plus d’incertitudes. Une bonne maîtrise de la technique de la note de synthèse vous permettra ainsi de partir relativement confiant pour la réussite de cette épreuve.

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